Enfin, presque. Continue reading
Category Archives: La Suite
Allô? Y’a quelqu’un?
La durée de mes absences sur ce blogue est directement proportionnelle au temps que je consacre à mon écriture. Continue reading
Pourquoi je déteste écrire un plan
Je peux vous annoncer officiellement que j’ai entamé l’énième ré-écriture du deuxième tome. Après quelques semaines de vacances où je me suis complètement déconnectée de l’univers de Hantise, les personnages ont recommencé à me hanter. Je ressens une certaine fébrilité à l’idée de reprendre les (més)aventures de Robin et cie. Des bribes de scènes défilent dans mon esprit, des embryons de personnages germent dans les recoins de ma conscience et même, des dialogues entiers se répercutent de part en part dans mon cerveau. J’ai cru que je ne parviendrais pas à replonger dans mon univers parallèle aussi tôt (à la fin des corrections, je haïssais Robin de tout mon cœur), mais l’AGONIE a passé et je suis enthousiaste à reprendre le travail.
Le processus pour le deuxième tome sera différent que pour le premier. Tout d’abord, j’ai un plan plus discipliné. J’ai inscrit chaque scène sur un post-it que j’ai aligné sur mon mur. Je ne suis pas une fanatique des plans, je trouve qu’ils grugent ma créativité. Bien sûr, il est important de posséder des lignes directrices lorsqu’on écrit un roman afin de savoir où l’on va et éviter les dérapages malencontreux. Certains auteurs sont incapables de procéder sans une structure détaillée préétablie, d’autres se jettent dans l’aventure sans formuler de plan. Je suis une adepte du dernier.
Les livres que j’adore sont ceux qui ont su m’amener par monts et vallées et me dérouter avec de fausses pistes et des retours de situations inattendus. Et lorsque j’écris, je garde en tête que je suis d’abord et avant tout une lectrice, et que j’écris ce que j’aimerais lire. C’est pour cela que je me laisse une grande marge de liberté quand je rédige un roman; je veux me faire surprendre par les actions des personnages, emprunter des chemins inconnus et considérer les différentes venues qu’engendraient certaines actions. Avec un plan trop détaillé, j’ai l’impression d’être bridée dans mon chemin et la notion de surprise s’évapore. Le goût d’écrire se transforme en obligation d’écrire. Plus rien ne peut me surprendre parce que les conséquences de chaque geste, chaque action, chaque scène et chaque chapitre sont connues d’avance. J’avais déjà fait le test avec un autre manuscrit, il y a quelques années; j’avais développé toutes les péripéties à l’avance. Résultat : je ne l’ai jamais écrit. Je m’en suis rapidement lassée.
Pour ne pas répéter la même erreur avec la suite de Hantise, j’ai préparé les scènes importantes et les twists incontournables, que j’ai placés en ordre, sans nécessairement m’inquiéter du comment je parviendrai à telle scène. Ça me laisse amplement la liberté dans mon parcours de rédaction. Je découvrirai en même temps que les personnages les solutions qu’ils utiliseront pour affronter les obstacles qui surgiront devant eux. Je n’ai pas peur des blocages que ça pourrait occasionner : je trouve toujours une solution crédible et honnête. Même si ça me fait angoisser des semaines. XD
Du moment que je sais comment le roman se termine et que je dois me rendre absolument à ce dénouement, tous les moyens pour s’y prendre sont bons.
Pour les plumes d’entre vous, quelle est votre méthode prisée?
Désolée de casser le vibe
Je viens de conclure une scène d’enterrement.
Et même si c’est la troisième fois que je la réécris, j’avais quelques larmes aux yeux.
Bon, c’est vrai, ce n’était peut-être pas une bonne idée de faire jouer les mêmes deux chansons que j’avais choisies pour me mettre dans le “mood”…
Dire que ce personnage n’était pas censé mourir. La vie est injuste, même dans la fiction.
Musique:
We are Mice — AZURE RAY.
Se Meg —- KATE HAVNEVIK
Nouvelle Approche disciplinaire
En ce moment, vous vous en doutez, mon principal projet d’écriture est la suite de mon premier roman, Hantise.
La Suite me donne beaucoup de migraine.
D’abord, le récit. J’ai recommencé à quatre reprises, chaque fois à un point différent dans la trame temporelle. Le premier brouillon commençait deux ans après Hantise, le deuxième débutait un an plus tard…finalement, La Suite commence deux semaines après les derniers évènements de Hantise.
Mais ça ne fonctionnait toujours pas.
Quelque chose clochait et je ne saisissais pas c’était quoi le problème. Après plusieurs faux-détours, j’ai réalisé que mon problème possédait deux fronts. Premièrement, lorsque j’avais élaboré les lignes directrices de la trilogie, l’histoire se concentrait sur l’héroïne, Robin, et sur sa descente aux enfers (insérez ici un rire maniaco-diabolique). Puis, je me suis rendue compte qu’en fait, c’était plus que ça, ce n’était pas juste son histoire que je voulais raconter mais aussi l’histoire de Vince, Phoebe, la Confrérie, le Cercle de Damaküs… je devais élargir mes perspectives de narration. Deuxièmement, la relation entre Vince et Robin = ugh. Il n’y avait plus de tension, plus d’obstacles à surmonter… d’où la « platitude » des premiers jets de La Suite. Je suis retournée en arrière, j’ai re-modifié la fin de Hantise, et j’ai re-re-re-re-recommencé La Suite. Mais encore là, j’ai frappé un mur. Un élément important de l’histoire me donnait du fil à retordre et m’empêchait d’avancer.J’ai dû patienter, réfléchir, agoniser, bramer et chialer jusqu’à ce que ça débloque et que je tienne une intrigue solide en main.
Et encore… ce n’était pas suffisant.
J’ai retroussé mes manches et j’ai redéfini mon approche disciplinaire. Je me suis procurée un cahier rouge et un petit cahier noir quadrillé, que j’ai surnommé Les Essentiels (ou, si vous préférez, Les Amigos).
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Dans le El Rojo, je décris mes personnages dans les moindres détails : leurs motivations, leurs craintes, les bouleversements auxquels ils feront face dans La Suite, leurs passés et leurs futurs (s’ils en ont un… gné hé hé).
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J’élabore un schéma de l’intrigue, je fais un brainstorming des indices que je dois implanter ici et là durant mon écriture et je me pose des questions que j’abandonne en suspens (c’est bien de se laisser une marge de manœuvre, histoire de nous surprendre nous-même). Puisque La Suite est divisée en 4 parties, je résume d’abord ces parties en quelques phrases que je développe ensuite sur plusieurs points qui formeront les chapitres de ces dites parties. Et bien sûr, je connais la fin.
Le petit cahier noir quadrillé (quadrillé parce que je me suis trompée de paquet, vive les gens dans la lune) est une innovation que j’ai adoptée depuis le Nanowrimo 2010. Comme quoi, ça n’a pas juste été un Major Fail. Après chaque séance, je note mes progrès, le nombre de mots, les questions soulevées durant la rédaction et auxquelles je répondrai après avoir terminé mon brouillon. Durant ma ré-écriture, je n’aurai qu’à survoler El Minus Quadrillos pour guider mes recherches et mes corrections.
(Les Amigos ne sont pas mes seuls Essentiels. Il y a aussi El Café, El Thé Verde, El Barre de Chocolatina et El Musica del Backstreet Chicos).
Ma révolution disciplinaire ne s’arrête pas là. Mes séances étaient éparses, désorganisées, souvent futiles. Je pouvais écrire dix pages en un jour et cinq mots en trois semaines. Après plusieurs calculs, débats avec moi-même et consommations névrotique de caféine, j’ai décidé d’écrire 500 mots par jour, ni plus ni moins. Je devrais approximativement terminer le premier brouillon de La Suite entre la mi-mars et la mi-avril (Si Dieu m’aime). C’est frustrant au début, 500 mots. Parfois, j’ai envie d’écrire plus, tellement plus, mais je m’oblige à m’éloigner du clavier et de passer à autre chose. D’un côté, c’est mieux comme ça parce que je ne m’installe jamais devant une page blanche. D’autres fois, quand l’écriture est pénible, 500 mots, c’est le paradis sur terre. Et mes jours de congé, je lâche la pédale douce. Je me permets d’écrire un peu plus, mais jamais moins que 500 mots. Bon, pour l’instant, ce n’est pas encore arrivé, ça fait juste une semaine que je me suis fixée ce quota.
Hé oui, je recommence depuis le début. Je me suis créée un nouveau fichier que j’affiche côte à côte avec le brouillon original et je réécris, en laissant de côté ce que je juge inutile. Sincèrement, je ne le regrette pas.
Envoyez –moi vos ondes positives!
Sinon, vous, quelle est votre approche disciplinaire?